Présentation

Piqués de mode et de couture???

 

Nous avons une passion commune!!! Je vous invite à partager avec moi tout ce qui touche de près ou de loin la création et la confection de vêtements, un art exigeant certes, mais ô combien passionant!!!

Jeter un coup d'oeil à mes dernières créations, naviguer parmi mes bonnes adresses, découvrez mes trouvailles et, entre deux paires de manches, pourquoi ne pas vous accorder une pause en lisant mes petites histoires décousues???

 

En espérant que vous prendrez plaisir à naviguer sur mes pages

 

Bonne lecture

Mardi 31 octobre 2006

 

par La couturière branchée publié dans : Mes dessins
Jeudi 19 octobre 2006

Cette saison, le violet a la côte. Les tons de violet, de raisin, d'aubergine et les gris rosés ou violacés se déclinent autant dans la mode que dans nos intérieurs. La symbolique de la couleur  violet correspond au rêve, à la tendresse et au romantisme. Cette couleur représente l'équilibre et incite a la médidation. Après un été riche en couleurs saturées, personne ne se plaindra d'un petit retour à la sobriété!

par La couturière branchée publié dans : Mes dessins
Vendredi 6 octobre 2006

par Stéphanie publié dans : Mes dessins
Jeudi 5 octobre 2006

 

Puisque le plus grand symptôme d'une passion, est  cette curiosité inassouvissable pour l'objet de notre pâmoison, voici une petite sélection de lectures portant sur les thèmes de la mode et de la couture, à dévorer sans modération !!!

 

 

La mode en roman

 

Soie

L'histoire se déroule en 1861, dans une petite ville du sud de la France nommée Lavilledieu. Alors que les élevages de vers à soie européens sont ravagés par une épidémie, Hervé Joncour est chargé d'aller acheter des oeufs de bombyx au Japon.  Là bas,  il fera la connaissance d'une mystérieuse Japonaise de qui il tombera amoureux. Par une  narration qui s'apparente à celle d'un conte, Alessandro Baricco nous raconte dans ce roman une histoire de soie, d'amour, de guerre et de jalousie. Auteur : Alessandro Baricco   Editeur : Gallimard

Geisha

 

À lire de toute urgence, si ce n'est pas déjà fait ! Ce livre raconte l'histoire de Sayuri, qui deviendra Geisha par la force du destin, dans le Japon de l'avant guerre, L'histoire nous transporte dans un univers où le Kimono et l'Obi sont des objets de splendeur, où servir le thé est un art, et le maquillage et la coiffure  des Geishas, des rituels tout en finesse. Loin d'être superficiel, ce livre, écrit sous forme de mémoires, est d'un lyrisme absolu et nous tient jusqu'à la dernière ligne. Avec une rhétorique d'une simplicité toute naturelle, Arthur Golden réussi à créer des images si fortes qu'elles nous habitent longtemps après avoir refermé le livre...   Auteur :  Arthur Golden Editeur : Jean-Claude Lattès pour la traduction française.

 Le diable s'habille en Prada

 

 

L'auteur de ce livre a été l'assistante d'Anna Wintour, la célèbre rédactrice en chef du Vogue américain, et s'est inspirée de cette expérience pour écrire  Le Diable s'habille en Prada: Une diplômée en journalisme fraîchement émoulue devient  l'assistante de la rédactrice en chef d'un grand magazine de mode.  Mais la rédactrice en chef se révèle être une vraie diablesse!!! Les caprices déraisonnables de la patronne entraînent la jeune assistante dans une succession de mésaventures abracadabrantes! Divertissant !!!          Auteur : Lauren Wisberger , Traduction Christine Barbaste  Editeur : Pocket

 

La modiste de la reine

 

 

 

Histoire romancée de Rose Bertin, qui fût Ministre des modes de Marie-Antoinette. Rose Bertin, une couturière pauvre d'Abbeville décide d'aller travailler à Paris où elle ouvre un magasin. Le hasard voudra qu'une rencontre royale bouleverse sa destinée...  Auteur : Catherine Guennec  Editeur : Jean Claude Lattès

 

 

Presse

Fashion Daily news

 

 

Cet hebdomadaire passe en revue l'actualité du secteur de l'habillement, de la distribution et du prêt à porter Des titres comme « Lacoste se déploie en Amérique » ou « Pimkie rénove ses points de vente », nous informe sur les stratégies de marketing des grands de la mode. Pour rester bien branché sur l'actualité du Fashion market, on ne trouve pas mieux! 

 

 

 

 

Magazines 

 

Vogue

 

Par la qualité de sa présentation et de ses photographies, le magazine Vogue permet de saisir les tendances du moment dans ses moindres subtilités et demeure une source d'inspiration par excellence!

 

 

 

 

 

 

Burda   tendances                                                                                                                                   Parmi les magazines de couture existant sur le marché, Burda est à mon humble avis, le plus Fashion. Si vous ne le connaissez pas encore, courrez vite au kiosque à journaux pour vous le procurer !  Au total, une cinquantaine de modèles à réaliser mensuellement !!! En conservant les plaquettes de modèles, on finit par créer une véritable banque de patrons, à laquelle on peut recourir en tout temps. Seul point faible : Les mêmes modèles ont tendance à revenir d'un mois à l'autre, ayant été simplement enrichis de quelques  modifications... Malgré cela, on trouve toujours une petite idée nouvelle dans le Burda du mois, et on se prend à attendre impatiemment sa sortie !

 

Les Burda hors série                                  

 

 

Les hors série traitent d'un thème en particulier comme par exemple la couture facile ou les vêtements pour enfants. L'avantage dans les hors série, est que les patrons sont entiers et tracés sur du papier de couturière, contrairement au magazine dans lequel les patrons sont superposés sur papier standard et nécessitent d'être tracés. Comme la plupart des numéros de Burda, on peut se les procurer en tout temps.

Couture 

 

Le guide complet de la couture

 

Tout est dans le titre !

Auteur : Collectif  Editeur : Editions de l'Homme

 

 

 

 

 

 

Couture B.A. -ba                       

Un manuel parfait pour ceux qui désirent s'initier à la couture  Auteur : Clémentine Lubin Editeur : Hachette

 

 

 

 

 

L'essentiel de la couture Burda

Un ouvrage pratique dans lequel on explique tout des différentes techniques de couture. Des articles abordent la façon de travailler le Jersey ou encore les tissus spéciaux, on cause machine à coudre ou surjeteuse... En somme, un excellent  ouvrage de référence.

 


Dessin de mode

 

 

 

Diseno de moda por ordenador (Dessin de mode par ordinateur)                                                                                                                                    

 

Ceux qui s'intéressent au dessin de la mode, adoreront ce livre génial! Accompagné d'un Cdrom comportant une version d'essai d'un logiciel textile, il permet de s'initier au dessin de mode par ordinateur et de laisser libre cours à sa créativité ! Parmi les thèmes abordés : l'anatomie, le mouvement dans l'illustration, le respect des proportions corporelles, le dessin vectoriel... Bref, tout ce qu'il faut savoir pour passer du crayon à la souris et devenir un pro du CAO! Auteur : Anna Maria Lopez Editeur : Anaya multimédia

 

Figurine de mode et de stylisme

 

Figurines de mode et de stylismePrésenté comme un cours de stylisme, ce livre aborde les techniques de dessin de mode à travers de nombreux exemples illustrés.  Une attention particulière est accordée à chaque partie du corps ainsi qu' aux différents détails d'un vêtement,  afin que le dessinateur de mode en herbe soit en mesure de créer des illustrations claires et réalistes. Auteur : Elisabetta Drudi et Tiziana Paci  Editeur : Pepin Press

 

 

Le stylisme, guide des métiers

Le stylisme : Guide des métiersUn livre destiné aux étudiants en stylisme mais tout aussi pertinent pour quiconque s'intéresse à la mode et à la couture. En 330 pages, Sue Jenkyn Jones, enseignante en stylisme au prestigieux Central Saint Martin college, présente le métier de styliste sous toutes ses facettes.  Auteur : Sue Jenkyn Jones  Editeur : Pyramyd

 

 

 

 

Succes story

 

 

Zarapolis

LIBROS - ZARAPOLIS: LA HISTORIA SECRETA DE UN IMPERIO DE LA MODA Ce livre raconte l'histoire du géant espagnol de prêt à porter Zara, de ses débuts à l'empire qu'il est devenu aujourd'hui. C'est un livre fort intéressant qui, à ce jour, est malheureusement indisponible en français. (Pour en savoir plus sur le sujet,  référez-vous à l'article Zara dans la catégorie Articles récents)  Auteur : Cecilia Monllor Editeur : Ediciones del bronce

 


Biographies de créateurs

 

 

Les incontournables

 

 

 

 

Dior                                                                                                                                                 La vie de Christian Dior, créateur du « New Look » racontée par Marie-France Pochna. Un livre richement documenté, qui nous entraîne dans le faste d'un Paris aristocratique, et nous dévoile des facettes inconnues du célèbre couturier. Auteur : Marie-France Pochna  Editeur : Flammarion

 

 

 

 

 

Chanel 

Gabrielle Chanel a grandit dans un orphelinat de Corrèze, pour ensuite débarquer à Paris. Elle a fait ses débuts dans la chanson française, a commencé à créer des chapeaux puis, s'est lancée dans la couture et a eu le succès qu'on lui connait.  Avec son célèbre tailleur et son usage du Jersey et du tweed, Chanel a révolutionné le monde de la mode.  La vie de cette femme aux amours tragiques, qui a fréquenté les grands esprits de son temps, se lit comme un véritable roman. Auteur : Henry Gide Editeur : J'ai lu

 

 

 

Madelaine Vionnet

Une des grandes contributions de Madelaine Vionnet à la mode est la généralisation du biais à l'ensemble de la robe. Fille d'un sabotier d'origines Jurassienne,  Madelaine Vionnet avait un don particulier pour se représenter un objet dans l'espace. Elle travaillait toujours ses créations à partir d'un petit mannequin articulé, fait de bois et d'une hauteur de 80 centimètres. Vionnet est également connu pour avoir instauré d'excellentes conditions de travail pour les ouvrières en confection, notamment en remplaçant le banc de ses couturières par une chaise confortable, et en mettant en place, dans ses ateliers, des infrastructures très modernes tel qu'une garderie pour les enfants de ses employées. Avant de s'installer à son compte, son parcours l'a mené à travailler en Grande-Bretagne, puis aux cotés de Soeurs Callot et de Jacques Doucet à Paris.

Madelaine Vionnet

 

 

 

Madeleine Vionnet

Auteur : Lydia Kamitsis  Editeur : Assouline Eds

 

 

 

La chair de la robe

 La chair de la robe 

 

Auteur : Madelaine Chapsal  Editeur : Fayard

 

par Stéphanie publié dans : Lecture
Mercredi 4 octobre 2006

                        

Lorsqu'un jour, un homme eut l’idée géniale d’inventer le bouton, les chemises et pantalons du monde entier furent très heureux !

 

Nos lointains ancêtres utilisaient déjà des cornes et des os taillés pour faire tenir leurs habits, mais dans la littérature, on retrace l’existence du bouton au 12e siècle, le mot s’écrivant alors « boton ».  Au siècle suivant, le bouton commencera à être produit de façon artisanale, faisant apparaître par la même occasion un nouveau métier, celui de boutonnier.

 

L’histoire raconte que le métier de boutonnier était si répandu qu’il se subdivisait en plusieurs branches de spécialisation. Les boutons de cette époque étant alors fait de métaux, de verre, d’or ou de pierres précieuses, chaque matériau trouvait son spécialiste.

Au fil du temps, le bouton deviendra un véritable bijou, objet de toutes les fantaisies : au 18e siècle, les habits masculins sont très sophistiqués, ornés de dentelle et de jabots. Aussi les grands bourgeois parent-ils leurs habits de boutons précieux, en or ou en argent, qu’ils commandent par douzaine aux orfèvres boutonniers. Vers 1850 cependant, les tailleurs populariseront des boutons faits de bois ou de carton et recouverts du même tissu que l’habit. Ce sera la fin du bouton précieux.

Par la suite, les boutons seront fabriqués en manufactures, et taillés dans des matériaux beaucoup moins coûteux. En 1854, le manufacturier français Alexandre Massé inventera le bouton à 4 trous, en réponse à ses clients qui se plaignaient de rhumes à répétition attribuables au manque de solidité des boutons à 2 trous. Grâce à son invention, Massé fera fortune.

Etonnement, ce n’est qu’au 20e siècle que les vêtements féminins se doteront  de boutons. Jusque là en effet, les robes et les corsages étaient pourvus de simples lacets ou de rangs d’agrafes.   Au début de ce siècle, les gants et les bottes sont bordés de nombreux boutons minuscules et pour arriver à les boutonner, il fallait utiliser un crochet, que toute jeune fille devait compter à son trousseau.

Le saviez-vous ?

Les boutons masculins sont toujours sur la droite du vêtement parce qu’en d’autres temps, l’homme se devait de garder la main droite disponible dans le cas d’une attaque offensive. La femme n’ayant pas ce souci, les boutons féminins étaient placés sur la gauche du vêtement. Bien que les attaques offensives en pleine séance d’habillage soient moins probables de nos jours, les boutonnières demeurent encore confectionnées de cette façon.

 

Les collectionneurs de boutons sont des fibulanomiste ou fibulanophiliste. On nomme leur collection fibulanomie.

Par Stéphanie G.

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 3 octobre 2006

Coudre d’hier à aujourd’hui

 

      Avant l’invention de la machine à coudre, les vêtements étaient entièrement cousus à la main. Le temps consacré à leur confection était considérable, et on imagine mal le travail que cela supposait : à titre d’exemple, le patron d’un tailleur pour homme cousu main est composé d’environ 80 pièces à assembler, et de 25 pièces pour le pantalon.

 

Les gens issus de la haute bourgeoisie faisaient appel aux services de tailleurs et de couturières en se rendant directement dans leur boutique, où ils choisissaient leurs étoffes et où l’artisan prenait leurs mensurations. Ils devaient commander leurs habits longtemps à l’avance. Chez les familles les plus riches, il était d’usage d’employer une couturière à domicile, tout comme on employait, à l’époque, une bonne ou un cuisinier. Celle-ci logeait généralement chez la famille qui l’employait et veillait à la confection et à l’entretien de leurs vêtements.

 

Les familles issues de classes sociales plus pauvres devaient quant à elles consacrer  énormément de temps à la confection de leurs vêtements. Généralement, cette tâche incombait aux femmes. Jusqu’à tard dans la nuit, elles cousaient et raccommodaient les vêtements de la famille qui, en ces temps-là, était nombreuse. Les étoffes solides et robustes étaient de mise, puisque les vêtements devaient durer longtemps, voire des années. Faute de moyen financier, ces femmes se devaient d’être très économes, elles recyclaient de vieilles étoffes, les teignaient et les brossaient. Elles récupéraient tout ce qui pouvait l’être, même le fil. Certains historiens qualifient la tâche de ces ménagères  d’esclavage domestique, en ceci que la corvée de coudre représentait à cette époque un prenant labeur.

 

L’invention de la machine à coudre viendra peu à peu modifier la donne : en 1859 le Français Barthélemy Thimonnier invente la couseuse, une machine capable de faire des points mécaniquement. Cette invention ne fait pas du tout l’affaire des tailleurs, qui voient en cette machine une concurrente susceptible de leur faire perdre leurs emplois. En 1931, des tailleurs en colère iront même jusqu’à saccager l’atelier parisien de Thimonnier, détruisant au passage quelque 80 couseuses dont ils jetèrent les débris par les fenêtres.

En dépit du désaccord des artisans, la machine à coudre se taillera tout de même une place dans les ateliers et rendra possible ce qui était jusqu’alors techniquement inenvisageable: la production de vêtements en série. À ses débuts, la nouvelle invention est surtout utilisée dans le secteur militaire, qui doit produire de grandes quantités d’habits pour les soldats pendant la seconde guerre mondiale. Mais en 1859, l’américain Isaac Merritt Singer invente la machine à coudre à pédale dont l’utilisation se généralisera rapidement.

 

L’invention de Singer coïncide avec la révolution industrielle qui instaure de nouveaux concepts de productivité, de rapidité et de rentabilité. Ainsi naquirent les notions d’économie de temps et de mouvements des ouvrières qui donneront lieu aux chaînes de montage que l’on retrouve encore aujourd’hui dans l’industrie de la confection. En effet, les chefs d’ateliers se sont vite aperçus que le travail à la chaîne permettait de gagner un temps précieux. Selon ce principe, chaque ouvrière assemble seulement une partie du vêtement, plutôt que le vêtement tout entier. Les couturières qui travaillaient jusqu’alors à leur domicile sont ainsi rassemblées dans de grandes usines de confection.

 

En 1851, Singer obtient le premier brevet pour une machine à coudre domestique. Il s’agit d’une machine à pédale, encastrée dans un lourd meuble de bois. Celle-ci aura tôt fait d’envahir les foyers, facilitant ainsi considérablement la tâche des ménagères.

 

Vers la fin des années cinquante, on assiste petit à petit à l’ouverture de grands magasins et à l’arrivée du prêt-à-porter. Il devient désormais possible d’acheter des vêtements tout faits. Avec le temps, les femmes abandonneront peu à peu la couture pour se consacrer à d’autres activités, et pour plusieurs, la machine à coudre ne sera plus qu’un appareil domestique de plus, servant à raccommoder, en de très rares occasions.

 

Dans nos sociétés modernes, où le marché est saturé par l’offre de produits vestimentaires, les gens s’adonnant à la couture ne le font donc plus par obligation, mais par choix.  La couture domestique n'est plus une corvée, mais plutôt une passion.  De la même manière, il n’est plus question de coudre aujourd’hui par souci d’économie car, les adeptes de couture le savent bien, coudre est un passe-temps qui peut vite devenir onéreux si l’on privilégie des fournitures luxueuses et des matières nouvelles qui s’inscrivent dans l’air du temps. La véritable valeur de la confection domestique réside donc essentiellement dans le plaisir d’imaginer et de créer un vêtement de ses mains et, bien évidemment, dans la volonté de pérenniser un savoir-faire ancestrale, dont la longue tradition à de belles histoires à raconter.

 

par Stéphanie G.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 2 octobre 2006

 

 

 

En taffetas, en satin, en mousseline, la soie défile en star sur les plus grands podiums. Symbole de sophistication et de bon goût, elle envoûte les Valentino, Hermès et Nina Ricci de ce monde. C’est que la douce étoffe est plus qu’une incontournable référence au luxe : elle est aussi tissée de légendes et de secrets...

Pour retrouver les origines de la soie, il faut remonter le fil du temps aux environ de 2700 ans avant J.C. C’est une impératrice chinoise du nom de Xi Ling Shi qui découvrit la première le ver à soie, connu aujourd’hui sous le nom de Bombyx. Après que son mari lui ait demandé de trouver l’origine du mauvais état de ses mûriers, l’impératrice s’aperçut que ce petit ver blanc était le responsable du grignotage des feuilles. Un bon jour, alors que l’impératrice Xi Ling Shi buvait un thé tout en jouant avec un cocon, elle laissa tomber accidentellement celui-ci dans sa tasse d’eau chaude. Un fil très délicat et brillant se dévida alors du cocon. L’impératrice en déduit que ce fil pouvait être assemblé et tissé, après quoi il en résulterait certainement une très belle étoffe.

Peu de temps après sa découverte, l’impératrice Xi Ling Shi se vit offrir par son mari un verger de mûriers dans lequel elle instaura l’élevage domestique du ver à soie. Ainsi la Chine gardera le monopole exclusif sur la soie pendant près de 3 siècles, se gardant bien de révéler son secret. Les lois impériales prévoyaient même punir sévèrement quiconque oserait le dévoiler.

Dans l’antiquité, la Chine se mit à exporter l’étoffe en occident par voies terrestres et maritimes, créant ainsi le plus vieux réseau de routes commerciales au monde: les routes de la soie. Sur terre, où les routes n’existaient pas jusque là, les trajets répétés des asiatiques et des européens transportant l’étoffe soyeuse finirent par creuser des chemins, dont la dimension historique attire des milliers de touristes chaque années. Les routes de la soie jouèrent un rôle  déterminant dans la prospérité économique de la Chine, et seront empruntées plus tard pour l’échange d’autre produits que la soie, tels que les épices, l'indigo, l'argent, l'ivoire et le corail.  Il va sans dire que l’expédition des commerçants de la soie était un voyage au long cours, qui durait plusieurs mois, voire des années. La mission n’était pas moins périlleuse : les commerçant devaient traverser des montagnes peuplées d’espions et des déserts grouillant de brigands.

Le secret de fabrication de la soie finira tout de même par se faire connaître dans d’autres contrées. La légende raconte qu’un bon jour, une princesse chinoise épousa un étranger du Khotan. Sachant qu’elle allait aller vivre dans le pays de son mari, la perspective de renoncer à ses précieux habits de soie ne l’enchantait guère. Elle décida alors de cacher des œufs de Bombyx dans sa coiffure, et ce malgré les interdits impériaux. Elle fit ainsi connaître le secret de la soie au Khotan, un secret qui sera par la suite connu du monde entier.

Jusqu’en 1900, la douce étoffe demeura un produit de luxe très répandu dans l’habillement. Mais la guerre, l’occidentalisation qu’elle engendra et les goûts nouveaux pour des matières plus sobres provoquèrent son déclin. La soie n’en est pas moins une étoffe fascinante qui nous fera toujours rêver. Il n’y a qu’à la regarder que déjà elle nous transporte…

 

 

Par Stéphanie G.

 

 

 

Dimanche 1 octobre 2006

 

Confectionner des vêtements est à la portée de tous! Avec un peu de pratique et des connaissances de base en couture, vous vous rendrez compte que c’est beaucoup plus facile que vous ne l’auriez imaginé ! Vous avez envie de vous y mettre ? Voici l’essentiel de ce que vous devez savoir avant de commencer :

 

L’équipement 

Si ce n’est pas déjà fait, il vous faudra d’abord vous équiper, ce qui implique des petites dépenses, mais croyez-moi, celles-ci n’égalent en rien le plaisir que vous tirerez de vos nouvelles acquisitions ! En guise d'équipement minimum, il vous faudra:

 

Une machine à coudre

Des ciseaux

Du fil à coudre

Du gros fil de coton (pour bâtir)

Des épingles et des aiguilles

Un découd vite

Une planche et un fer à repasser

Une craie tailleur (Pour le tracé sur le tissu)

 

 

Quelle machine choisir ?

La machine à coudre familiale: Il existe dans le commerce une grande variété de marques de machines à coudre de qui, pour un même ordre de prix, se valent à peu de choses près. Pour commencer, un modèle basique de premier prix, fera très bien l’affaire.  Au moment d’arrêter votre choix, les critères à considérer seront le type d’accessoires fournis avec la machine et les différentes options qu’elle comporte (les types de points, le réglage de la longueur des points, les différents pieds presseurs inclus, l’option enrouleur de fil de canette automatique, la taille des aiguilles fournies etc.)

 

 

Installez-vous bien !

Lorsque vous aménagerez un espace pour coudre, choisissez de préférence une pièce fermée ou un peu en retrait de la pièce à vivre. Ce choix judicieux évitera que votre maison ne se transforme en un véritable chantier.

Portez une attention particulière à la hauteur de la table sur laquelle vous poserez votre machine en rapport avec celle de votre chaise. Ce rapport de hauteur doit vous permettre de maintenir une position droite afin d’éviter tout maux de dos éventuels.

Prévoyez une table de coupe ajustée à votre taille, et des petits rangements. Le tout doit être disposé dans un maximum d’ergonomie.

 

 

Les emplettes :

Lorsque vous avez choisi le modèle que vous souhaitez réaliser parmi les patrons commerciaux, et que vous avez trouvé le tissu dans lequel vous souhaitez le confectionner, assurez-vous d’avoir en votre possession tout ce qu’il vous faut pour concrétiser votre modèle : du fil de la bonne couleur, les fournitures spécifiques au modèle etc., mais aussi les aiguilles adaptées aux tissus que vous avez choisi.

 

 

 

Taille des aiguilles à titre indicatif:

60/8 Pour la soie

 

70/10 Pour la mousseline et le satin

80/12 Pour le coton et les lainages légers

90/14 Pour la gabardine et la laine

100/16 Pour les tissus épais comme le jeans et le tweed,

 

 

 

Tracer :

Après avoir découpé le patron papier, superposez-le sur le tissu et tracez le contour de chaque pièce avec la craie tailleur en prenant soin de transférer toutes les informations du patron. (emplacement d'un bouton, de la ceinture, d'une fermeture éclair...)

 

 

Couper :

La coupe du tissu s’effectue dans le droit-fil en tenant compte, s’il y a lieu, des raccordements de motifs. Les patrons commerciaux comportent un plan de coupe et des indications pour le sens du droit-fil. Si les surplus de couture ne sont pas pris en compte dans le patron,  il vous faudra couper à environ 1.5 cm de votre tracé.

 

 

Assembler :

Une fois les pièces coupées, la première étape est de les assembler à la main avec un gros fil de coton de couleur. Ensuite, vous les assemblerez à la machine, en piquant l’aiguille juste à coté de la couture en fil de coton. Cette étape terminée, vous n’aurez plus qu’à retirer le fil de coton.

 

 

Réaliser les finitions :

La finition est la manière de fermer les surplus de couture. Pour qu'un vêtement soit réussi, il doit être aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur. À cette étape, il faut régulièrement repasser afin d’ouvrir les rentrées de couture, ou  Les 3 finitions les plus simples sont les suivantes:

1. Rentrée et piquée : Rentrer chaque extrémité des surplus de couture et piquer au point droit

2. Point zigzag :  Piquer simplement l’extrémité de chaque surplus au point zigzag

3. Faire une seule rentrée et piquer : Avec les 2 rebords, faire une seule rentrée et fermer d’une piqûre au point droit

 

 

Les techniques de base :

Les fermetures éclairs invisibles, les boutonnières et les fronces sont les 3 techniques à apprendre au début. Lorsque vous les maîtriserez, vous serez en mesure de réaliser de nombreux modèles à partir des patrons commerciaux, tels que des jupes, des robes, des chemisiers, et certains modèle de pantalons.

 

 

Se documenter :

 

Bien que des cours de confection s’avèrent d’une aide précieuse, on peut très bien apprendre les rudiments de la couture de façon autodidacte. On trouve en librairie d’excellents manuels sur le sujet. À moins qu’ils ne datent de 1918, ces manuels sont clairs et abondamment illustrés. Ils vous seront très utiles pour apprendre l’aspect technique de la couture. Avec le temps, vous vous familiarisez avec des techniques de confection plus sofistiquées, comme par exemple le biais ou le drapé. Vous découvrirez aussi qu’il existe d’innombrables façons de créer de l’effet sur un vêtement et que la seule limite est votre créativité!

 

par Stéphanie publié dans : Mode Couture
Jeudi 8 juin 2006

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les rivages sablonneux en bords de mer n’ont pas toujours été bondés de baigneurs. Jusqu’au 18ième siècle, la mer effraie et les occidentaux s’en éloignent. C’est à peine s’ils s’approchent du rivage, préférant construire leurs maisons plus loin.  Seul les orientaux, pour qui l’eau fait partie de certains rites spirituels, osent à cette époque les ablutions ou immersions aquatiques.

 

Un peu plus tard,  on reconnaîtra à la mer des vertus curatives dans le cas de certaines affections, attribuables à ses propriétés salines et minérales. Mais la baignade reste avant tout un traitement thérapeutique, recommandé aux malades où aux personnes susceptibles d’avoir contracté la rage. En effet, un dictionnaire du début du 18ième siècle donne la définition suivante du mot baigner : « Ceux qui sont mordus par les chiens enragés vont se baigner à la mer. » La baignade était aussi recommandée aux femmes de la ville, peu active et molestées par leurs corsets.

 

 Si, à la fin du 19ième siècle, les vertus thérapeutiques du bain de mer sont connues de tous, se baigner reste une activité réservée aux riches et il faudra attendre en 1950 pour que cette activité se popularise.

En 1915, il n’est plus nécessaire d’avoir une prescription médicale pour se baigner, même si les bains thérapeutiques se maintiennent. Faire trempette n’était pas une mince affaire pour autant : il fallait suivre un protocole qui commandait de se jeter un ou deux sceaux d’eau dessus avant d’entrer dans l’eau, de se plonger rapidement dans l’eau et de n’y rester que 5 à 10 minutes, pour ensuite aller marcher pour se réchauffer. À cette époque on se baignait vêtus de ses habits quotidiens, ainsi les femmes portaient-elles de longues robes et étaient coiffées d’un bonnet.

Pour se baigner, il était d’usage de faire appel à un guide de bain, qui accompagnait le baigneur dans son activité et veillait à ce que tout se passe bien, même si souvent, ce dernier ne savait pas nager, puisque ce n’était pas considéré comme essentiel à ses fonctions. Ceux qui n’étaient pas rassurés pouvaient aussi suivre les cordes qu’on avait installées dans la mer un peu comme des rampes d’escaliers. Quant à ceux qui venaient à la mer sous prescription médicale, il se baignait dans une cabine en bois pourvue de roulettes, qu’on avançait jusqu’à la mer. L’eau pénétrait par l’interstice des planches.

Vers la fin du 19ième  un costume de bain est défini : il est unisexe et de couleur sombre, comporte 6 pièces et prend la forme d’une tunique sur un pantalon bouffant. Viendra ensuite le justeaucorps, qui sera porté par les hommes et s’étendra à la gente féminine, en partie grâce à Anne Kellerman, première championne du monde de natation aux jeux Olympiques de 1912 qui aura l’audace cette années là, de porter pour la première fois le maillot masculin. Quant au maillot de bain collant, on attribue son invention à un fabricant bonnetier parisien qui l’aurait créé pour les danseuses de l’Opéra de Paris.

Avec le temps et la généralisation de la pratique sportive, le maillot tendra à se simplifier et deviendra un accessoire de mode au style recherché. En 1946, l’invention du Bikini par Louis Réart  fera scandale et on en interdira le port sur de nombreuses plages. Mais petit à petit, le bikini séduira les femmes qui finiront par l’adopter.

Par le passé le costume de bain était fait de laine, de coton et de jersey, mais les progrès technologiques des dernières décennies ont permis de développer des matières plus pratiques, à commencer par le lycra fort populaire dans les années 70, qui sera par la suite dépassé par le Supplex et les Microfibres qui dominent le marché actuel des maillots de bain. Aujourd’hui, il existe des maillots de bain transbronzant qui laissent passer les rayons U.V. ou des maillots qui restent opaque même lorsqu’ils sont mouillés, grâce à des fibres spéciales. Une nouveauté très à la mode cet été; le Trikini, composé d'une troisième pièce détachable reliant le haut et le bas!

Source : Les maillots de bain, Les carnets de la mode, Olivier Saillard, Editions du chêne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par La couturière branchée publié dans : Histoire de la mode
Mercredi 7 juin 2006

Des petits pulls qui ont fait du chemin

Saviez-vous qu'on compte pas moins de 600 boutiques Zara, réparties dans plus de 40 pays sur 5 continents ? Du gros business n'est-ce pas ?... Il s'agit en effet d'un des 3 plus grands groupes de prêt-à-porter au monde, aux cotés de l'Américain Gap et du Suédois H&M. Mais que se cache donc derrière cet empire?

D'abord, un homme : l'Espagnol Amancio Ortega. D'origines modestes et sans études qui, de fil en aiguille, est devenu l'homme le plus riche d'Espagne. Et on n'en saurait guère plus sur le sujet si la Grenadine Cecilia Monllor n'avait écrit Zarapolis , dans lequel elle nous revele les secrets de cet empire de la mode..

L'histoire commence en 1975, sur la côte galicienne espagnole, lorsque Anmancío Ortega et sa famille ouvrent un petit bazar à la Corogne. Un peu Pêle-mêle, ils y vendent des disques et des livres, du linge de maison et des pulls en shetland confectionnés dans l´atelier sous-sol maison. Dans la vitrine, ils ont a placé des poules et des lapins vivants, pour attirer l´attention des passants. A cette époque, la famille ne se doute pas de la portée qu'atteindra l'entreprise.

À la fin de la décennie 70, les pulls de laine de la famille Ortega connaissent un succès monstre auprès des étudiants de L´université Saint Jacques de Compostelle. Et les boutiques se multiplient : d´abord en Espagne, puis au Portugal, et plus tard dans le monde entier. En 1985, le succès de la petite entreprise mènera la famille Ortega à créer le holding Inditex qui aujourd?hui chapeaute 8 marques, dont Pull and Bear et Massimo Dutti, 1713 boutiques, et des centaines d'entreprises textiles allant de la fabrication à la distribution.

Le succès de Zara repose sur une formule très simple : offrir des vêtements inspirés des passerelles internationales mais à moindre prix. Ceux-ci sont créés par une équipe de designers venant des 4 coins du monde. « Chez Zara on trouve la dernière écharpe de Céline pour 25 euros, ou les chemises de D&G pour 40 euros, affirme Cecilia Monllor, mais les designers de la chaîne espagnole copient moins qu'autrefois les couturiers de renom et tentent d'innover d´avantage. » Pour cause, la volonté de coller aux styles des grands designers à valu à Zara des représailles. En France, la chaîne a même connu quelques querelles légales, les lois françaises étant plus strictes sur la protection des marques et des produits. 

Le créateur de Zara ne fait aucune apparition publique et n'a jamais accordé d'entretien à la presse. Le silence est le terreau fertile de la rumeur : ainsi chuchotait-on  que les vêtements de Zara étaient confectionnés par des esclaves, sur des paquebots géants naviguant dans les eaux internationales pour éviter l´impôt. Autant d´utopies qui ne sont pas sans avoir entouré la marque d´une certaine aura énigmatique. 

En réalité, 66% des vêtements de Zara sont confectionnés dans ses ateliers en Espagne et 90% dans la totalité de l´Europe. « À la base, les vêtements sont les mêmes pour chaque pays, mais des facteurs culturels ou géographiques doivent être prit en compte : par exemple, les caractéristiques physiques des Japonais exigent des modifications pour la coupe, indique l'auteur de Zarapolis. Pour le reste, il en va su sens commun. A quoi bon remplir la boutique de Tenerife d´anoraks ? Et pourquoi insister en transparence féminine dans les boutiques de Dubaï ?»

Selon sa politique, Zara est du pays où elle s´installe et le consommateur doit pouvoir s'y identifier. Pour entrer sur les marchés nationaux, la chaîne privilégie les alliances ponctuelles avec les entreprises les plus compétentes de chaque pays. Une stratégie globale ponctuée d'actions locales qui lui a permis de pénétrer des marchés aussi périlleux que l'Allemagne ou Israël. Et la croissance est maintenue, par une augmentation soutenue des boutiques.

L'entreprise pratiquant le Just in time, les boutiques ne conservent aucun stock et les vêtements sont renouvelés 2 fois par semaine. La chaîne détient une capacité de réponse effarante qui permet d'approvisionner les boutiques des 4 coins du monde depuis Sabon, en moins de 15 jours. Quant aux surplus, ils sont dégriffés et  vendus  dans les boutiques  à rabais Lefties, une sous-marque du groupe, ou directement expédiés en Amérique du sud qui présente une saison de décalage.

Dans les boutiques, des cabines d'essayages aux persiennes, tout est dessiné maison. Pour ce faire, Zara compte ses propres équipes de spécialistes dans tous les domaines. Pendant que l'équipe de visual marchandising réinvente les vitrines, une autre équipe d'ingénieurs planche sur l'optimisation du système d'information.  Car même les outils de gestion sont signés Zara.

Chose certaine, Zara ne doit pas sa notoriété à la publicité massive, puisqu'elle